
Le
réchauffement climatique, également appelé réchauffement planétaire (et parfois
réchauffement global2,3), est un phénomène d'augmentation des températures sur
la plus grande partie des océans et de l'atmosphère terrestre. Il traduit une
augmentation de la quantité de chaleur retenue à la surface terrestre. Il est
mesuré à l'échelle mondiale sur plusieurs décennies. Dans son acception
commune, ce terme est appliqué à une tendance au réchauffement global observé
depuis le début du xxe
siècle, entraînant, entre autres conséquences, un changement (ou dérèglement)
climatique global.En
1988, l'ONU crée le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du
climat (GIEC) chargé de faire une synthèse des études scientifiques sur cette
question. Dans son quatrième rapport, auquel ont participé plus de 2 500
scientifiques de 130 pays4, le GIEC affirme que le réchauffement climatique
depuis 1950 est très probablementc
1 dû à l'augmentation des gaz à effet de serre d'origine anthropique. Les
conclusions du GIEC ont été approuvées par plus de quarante sociétés
scientifiques et académies des sciences, y compris l'ensemble des académies
nationales des sciences des grands pays industrialisés5. Dans une étude publiée
fin 2012, qui a compilé et comparé des simulations issues de vingt modèles
informatiques différents et des informations issues des observations
satellites, une équipe de climatologues du Laboratoire national de Lawrence
Livermore6 du département de l'Énergie des États-Unis (DoE)
et de 16 autres organisations a conclu que les changements de température de la
troposphère et de la stratosphère sont bien réels et qu'ils sont clairement
liés aux activités humaines7.Les
projections des modèles climatiques présentées dans le dernier rapport du GIEC
indiquent que la température de surface du globe est susceptible d'augmenter de
1,1 à 6,4 °C supplémentaires au cours du xxie
siècle. Les différences entre les projections proviennent de l'utilisation de
modèles ayant des sensibilités différentes pour les concentrations de gaz à
effet de serre et utilisant différentes estimations pour les émissions futures.
La plupart des études portent sur la période allant jusqu'à l'an 2100.
Cependant, le réchauffement devrait se poursuivre au-delà de cette date, même
si les émissions s'arrêtent, en raison de la grande capacité calorifique des
océans et de la durée de vie du dioxyde de carbone et des autres gaz à effet de
serre dans l'atmosphère.Les
projections des modèles climatiques présentées dans le dernier rapport du GIEC
indiquent que la température de surface du globe est susceptible d'augmenter de
1,1 à 6,4 °C supplémentaires au cours du xxie
siècle. Les différences entre les projections proviennent de l'utilisation de
modèles ayant des sensibilités différentes pour les concentrations de gaz à
effet de serre et utilisant différentes estimations pour les émissions futures.
La plupart des études portent sur la période allant jusqu'à l'an 2100.
Cependant, le réchauffement devrait se poursuivre au-delà de cette date, même
si les émissions s'arrêtent, en raison de la grande capacité calorifique des
océans et de la durée de vie du dioxyde de carbone et des autres gaz à effet de
serre dans l'atmosphère.Pour
limiter les conséquences négatives des changements climatiques, les
scientifiques estiment que le réchauffement de la Terre ne peut pas dépasser
2°C par rapport au niveau de température d’avant la révolution industrielle.
Mais on se dirige cependant de plus en plus vers le seuil critique de 1,5°C.Pour
limiter le réchauffement de la planète, nous devons réduire les émissions de
gaz à effet de serre de 80 % à 95 % d’ici 2050 par rapport à la quantité émise
en 1990. De nombreuses études démontrent déjà que cet objectif est réalisable,
mais il faut entreprendre d’urgence des actions d’envergure et ce, à tous les
niveaux. Modifier la
façon de fonctionner d’une société entière est tout sauf évident. Cela exige
généralement des efforts de longue haleine de la part des nombreux secteurs et
acteurs qui exercent une influence sur le mode de vie de cette société. Pour
mettre en œuvre des modifications significatives, il faut généralement
instaurer des incitants. Il est donc indispensable que le pouvoir politique
prenne des dispositions en ce sens.Mais
les pouvoirs publics et les grandes entreprises ne sont pas les seuls à devoir
prendre leurs responsabilités. Le mode de vie de millions de personnes a
également un impact sur notre climat. De toutes
les activités humaines provoquant l’émission de gaz à effet de serre, la
combustion de carburants fossiles est de loin la principale. Environ 60 % des
émissions de gaz à effet de serre sont constitués de CO2 dégagé lors de la
combustion des carburants fossiles pour la production d’électricité, les
transports, les processus pétrochimiques et industriels, le chauffage, etc. En
ayant recours à des sources d’énergies renouvelables et performantes sur le
plan énergétique, d’importantes réductions d’émissions de gaz à effet de serre
sont à portée de main. Pour beaucoup
de gens, la déforestation est un problème très lointain et dès lors souvent
négligé. Cependant, cette pratique est responsable, avec le changement de
l’affectation des terres, de 15% des émissions de gaz à effet de serre !
Restreindre ces opérations de déforestation est dès lors une priorité de la
lutte contre les changements climatiques.

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